L´Amazonie respire…
Samedi 27 juin 2009
Après bien des événements, hélas parfois sanglants, l´Amazonie péruvienne semble pouvoir respirer un peu: les décrets permettant l´exploitation des forêts et sous-sols sans consultation des populations locales viennent d´êtres annulés.
Mon blog n´est pas une tribune politique mais je voulais néanmoins donner une autre image que celle diffusée par la presse internationale ou les ONG, qui ont décrit à coup de gros clichés, faciles et manichéens, une situation extrêmement complexe où se mêlent bien des acteurs. Chacun a sa vision des choses et prêche pour sa chapelle: les ONG internationales souvent trop partisanes, les entreprises pétrolières ne voyant bien entendu que leurs profits, les trafiquants de bois et de drogue qui n´ont aucune envie de voir “leur” territoire trop fréquenté, les chercheurs d´or locaux, qui polluent les fleuves au mercure depuis des décennies, le parti nationaliste, “etnocaseriste”, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Etnocacerista), et lea partis d´extrême gauche attisant les colères des paysans vivant à l´orée de la jungle, la Bolivie et le Vénézuela pratiquant une ingérence démontrée, le gouvernement péruvien, à forte tendance néo liberale, cherchant la poursuite du développement financier du pays, au mépris du dialogue avec les principaux intéressés, et enfin, et surtout, les peuples indigènes, vivant en jungle, avec une conception totalement différente de la vie et du monde qui les entoure, et très certainement des besoins en matières premières de notre civilisation basée sur la consommation.
A propos de respect de l´Amazonie, comment demander à des pays émergeants, comme le Pérou ou le Brésil, de ne pas exploiter leurs ressources naturelles, alors que le G20 vient de déclarer que les pays développés ne pouvaient pas réduire plus leurs émissions de CO2…!?
Comment résoudre pareilles équations sans une résolution internationale où tout serait enfin pris en compte de manière planétaire: dettes extérieures remboursées déjà plusieurs fois de par leurs intérêts monstrueux, développement durable, droits des peuples indigènes, développement social, modèle économique, etc. La question est posée et je crains que bien d´autres crises viendront sans cesse la remettre sur le tapis, au Pérou ou ailleurs.



